Course trail… euh non… route : La Foulée Rocassière

Le 8 mars 2020, j’ai participé à la 1ère édition de la Foulée Rocassière, à la Roque d’Anthéron au Nord d’Aix en Provence. Certes ce n’est pas un trail, mais 10 km quasi plat, ça ne fait pas de mal à la foulée de temps en temps…. Retour sur cette course, pourquoi j’y ai participé, qu’en ai-je pensé… et comme d’hab, la vidéo en fin d’article.

Lorsque j’ai vu apparaître la publicité de cette course sur Facebook, je me suis dit « oh ! La Roque d’Anthéron… c’est chez mon Amie ça…. Bon ben pourquoi pas m’y inscrire pour le fun et me lacher un peu sur terrain plat, ou quasi plat ?« … Mais bon, ça reste du bitume en grande partie. Et puis en y regardant de plus près, j’ai vu que les profits de cette course permettaient de soutenir deux associations. L’association « Vaincre la mucoviscidose » qui accompagne les malades et leur famille dans chaque aspect de leur vie bouleversée par la mucoviscidose. Guérir, soigner, vivre mieux, informer et sensibiliser sont les 4 missions prioritaires de cette association. L’autre association est « Marie&Mathias« . Elle a été crée par les parents de Marie et Mathias, un jeune couple tombée sous les balles au Bataclan. Le but de cette association est d’aider à obtenir des bourses culturelle, sportive, étudiante, pour aider et soutenir concrètement les jeunes gens dans leurs projets, leurs voyages d’étudiant aux quatre coins de la planète, leurs rêves et la réalité professionnelle.

Du coup, devant ces belles causes, ben… je me suis inscrit… et donc me voici le dimanche 8 mars 2020 à La Roque d’Anthéron, de bonne heure et de bonne humeur à récupérer mon dossard, avec mon prénom dessus, un petit plus que j’ai adoré, et mon tee-shirt vert à l’image de la course.

Cette 1ère édition de La Foulée Rocassière affiche complet, autant sur le 4,9 km que sur le 10,8 km. Les bénévoles sont déjà en grande forme et une animation d’échauffement est proposée une dizaine de minutes avant le départ. Puis, avec la musique du groupe Eagles of Death Metal, le groupe qui jouait au Bataclan le soir de l’attentat terroriste, le décompte à rebours est scandé par la foule.

C’est parti, tout d’abord en descente… ça commence mal pour moi… Dès le départ je fais preuve de grande prudence et d’une grande attention sur ma foulée. Qu’elle soit la plus douce possible pour ne pas déclencher ma douleur liée au syndrome de l’essuie-glace sur ma jambe droite. Le kiné me l’a dit « ok pour la course, mais tu cours 4 minutes et tu marches 1 minute. Il ne faut pas déclencher la douleur« … Ok… La course traverse La Roque d’Anthéron puis le Parc du Chateau de Florans. Je regarde ma montre : 5:48’… Oups… les 4 minutes… Bon tant pis je continue et à la moindre alerte douloureuse, je marcherai.

Le tracé revient ensuite sur l’Ouest de La Roque d’Anthéron. A partir de là, le parcours de 10,8 km continue le long du canal EDF (et pas de Provence comme je le dit dans la vidéo). En ce qui me concerne, bien que le revêtement soit bitumé, c’est le passage que j’ai préféré. Suivre le canal sur 1,5 km et avoir une vue panoramique magnifique sur les monts du Lubéron, c’était sans aucun doute le plus beau passage de la course à mon goût, du moins visuellement. Puis le tracé quitte le bitume pour partir à gauche dans la colline, sur une large piste. Dès le début de la piste, quasiment au pied de l’Aqueduc de la Jacourelle, une pause au ravitaillement. Ici, comme tout au long du parcours, les bénévoles sont souriants, accueillants. Un verre d’eau, un quartier d’orange et c’est reparti. Je passe sous l’aqueduc et ne lache rien sur cette piste qui monte tranquillement jusqu’au-dessus de La Roque d’Anthéron. Il reste alors 1,5 km de descente sur le bitume… Dès les premiers mètres, j’ai (enfin ?) senti mon syndrome de l’essuie-glace se rappeler à moi… Du coup descente au ralenti… tous ceux que j’avais doublés dans la montée me repassent… mais en fait je m’en fous… Je glisse tranquillement jusqu’à l’arrivée. Le public m’encourage, m’applaudit… C’est plutôt cool.

Une fois l’arrivée franchie, on m’offre un gobelet écolo dans lequel je me ferai servir un Pepsi. Le ravitaillement de l’arrivée est plutôt bien fourni. Là encore, les bénévoles sont au top. Bon c’est l’heure de remonter chez mon Amie… ah… tiens… un « stand » avec une osthéopathe, c’est cool ça… Ben aller, go une séance « syndrome de l’essuie-glace » avec la jeune osthéopathe avant de repartir.

Pour terminer cet article, comme je l’avais dit à la fin du trail de Carqueiranne deux semaines auparavant (voir l’article et la vidéo), j’avais prévu de me mettre minable sur cette course, mais, syndrome de l’essuie-glace oblige, changement de programme.

Cette 1ère édition de la Foulée Rocassière était très bien organisée. Bien balisée, des bénévoles aux carrefours, des bénévoles souriants, accueillants. Le parcours en lui-même ne m’a pas spécialement plu, mais attention amis lecteurs, n’oublions pas que je suis un trailer dans l’âme, donc fatalement ce type de parcours bitumé dans sa majeure partie et quasi plat ne me correspond pas. Ce n’est pas mon type de parcours, certes, mais si j’objective et que j’arrive (difficilement) à sortir de ma « passion trail », je peux dire que c’est un parcours qui devraient plaire aux coureurs « Route », même si du coup, pour eux, il y a un passage avec un peu de dénivelé et sur piste.

Ceci dit, il n’est pas impossible que j’y revienne l’année prochaine, ne serait-ce que pour les deux associations, « Vaincre la Mucoviscidose » et « Marie&Mathias » qui ont récolté 1200 Euros chacune grâce à cet événement, et pour l’ambiance qui règne sur la course.

Je vous laisse maintenant avec la petite vidéo ci-dessous. Si vous aimez, n’hésitez pas à liker, partager, vous abonner au blog et à ma chaine vidéo… ça fait toujours plaisir.

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