Trail dans les Pyrénées Orientales sous la menace des sangliers

Début Août 2020, je me suis offert un parcours trail dans les Pyrénées Orientales au départ du petit village de Boule d’Amont. Un très joli parcours, tôt le matin, mais avec la menace des sangliers… La vidéo en fin d’article…

07h30 du matin dans les Pyrénées Orientales. La cloche de l’église du petit village de Boule d’Amont sonne le départ de mon parcours trail tracé la veille sur l’appli IGNrando. Le programme s’annonce assez chargé et présage de magnifiques vues. 13,75 km pour 900 m de dénivelé positif.

Dès le début, la pente se fait douce dans le petit village surplombant le Boulès, petit torrent serpentant entre les montagnes. Très vite, la piste fait place à un très agréable monotrace dans la forêt, bien à l’abri du vent qui souffle déjà très fort… la Tramontane.

Alors que je suis en train de marcher dans la pente ombragée, de gros grognements se font entendre tout proche au détour d’un virage. J’aperçois la forme d’un sanglier dans le sous-bois à ma droite à moins de 10 m… Gros stress… je continue à marcher jetant des coups d’oeil réguliers à droite et cherchant aussi un arbre sur lequel grimper au cas où… Deux puis trois grognements et le sanglier semble partir à l’opposé. Ceci dit… le stress est bien là lui, d’autant qu’à peine 300 m plus loin, rebelote. Un autre sanglier se met à grogner dans le sous-bois. Lui, je ne le vois pas, mais il part aussi…
Inutile de vous dire que les 5 premiers kilomètres dans cette forêt n’ont pas été très sereins… Constamment à l’écoute et en vigilance, repérant les arbres, me demandant ce qu’il fallait faire si un sanglier chargeait… Heureusement, cela ne s’est pas passé.

Après 5 km et environ 360 m D+, j’arrive au Prieuré de Serrabonne. Ce prieuré du Xème siècle annonce la grosse montée du jour : 1,7 km pour 350 m D+. En même temps, cette montée est libératrice de mon stress. Fini les sangliers. L’ascension est plutôt rocailleuse et très vite, derrière moi, le panorama s’étend des Corbières à la Méditerranée. Magnifique ! En revanche, plus de protection contre le vent. Il souffle fort et même très fort tout en haut sur la crête. L’arrivée au sommet, le Pic d’Ambrosi, offre une magnifique vue vers le Canigou, mais je ne m’y attarde pas à cause du vent. Le parcours sur la crête est une succession de petites montées et descentes via le Pic d’en Serradell et le Coll Delles Arques. Et c’est à quelques mètres de la courte montée vers le Pic d’en Serradell, que j’aperçois un gros c… euh… popotin tout poilu de… sanglier… Raahhh, même là…
Ben voilà, ça y est, le stress est de retour. Et là haut aucun arbre ou s’accrocher, que des broussailles camouflant ces satanés sangliers…

J’attends impatiemment le début de la descente, mais quand celle-ci arrive, je déchante. Le chemin est à peine visible, recouvert de grandes herbes en tout genre et de ronces. Impossible de courir pendant quelques centaines de mètres, jusqu’à ce que le terrain se dégage à nouveau.

La suite du parcours ramène à la forêt puis au village de Boule d’Amont par une partie du single pris plut tôt… mais plus de sanglier…

Ce parcours est absolument magnifique malgré tout, mais je conseillerai fortement de le faire en sens inverse. La fin est en effet moins agréable et le faire en sens inverse permet de profiter pleinement du panorama en redescendant vers le Prieuré de Serrabonne. N’hésitez pas à m’envoyer un message si vous souhaitez que je vous envoie le tracé au format GPX.

Je vous laisse maintenant avec la vidéo ou le terme sanglier est plutôt récurrent…

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire