Trail des 3 Dauphins 2019 – souvenirs

Si tout se passe bien, j’espère que ceci sera le dernier article « transitoire » de cette période de confinement. En attendant, pour continuer à s’occuper en attendant de revoir nos chères collines, je vous propose un bond en arrière d’un an en vidéo. Je serai bref dans cet article qui traitera donc du Trail de 3 Dauphins, 24,8 km pour 1100 m D+. Ce trail est un énorme souvenir pour moi, un souvenir de souffrance conclu par un souvenir d’une intense émotion…

Le 5 mai 2019 a eu lieu le trail des 3 Dauphins. Pour moi, un challenge de plus : mon plus long trail. Le jour était idéal, un grand ciel bleu, malgré des menaces d’orage tôt le matin, un groupe Courir à Hyères toujours exceptionnel, et un cadre de course magnifique entre Mer Méditerranée et collines provençales.

Le départ donné, je suis parti à un rythme tranquille… quoique… l’effet de groupe… Bref… Après les 2 premiers kilomètres relativement plats puis s’inclinant de plus en plus, la première ascension arrive. A la queue-leu-leu on attaque cette difficile montée : 2,8 km pour 400 D+. Ca fait mal. Au sommet, sur les crêtes, le vent est assez fort mais ne gâche pas le plaisir. Je me sens plutôt pas mal.

Et puis arrive une descente très pentue, 3 km pour 400 m D-. Je me laisse un peu aller dans la descente avec une vue magnifique sur la côte varoise. Un peu de risque par-ci, par-là, mais un énorme plaisir. Ce parcours est décidément exceptionnel. Du côté du Lavandou, le passage est très agréable le long de la mer, sur les rochers. Jusque là tout allait bien et puis j’ai commencé à ressentir la fatigue sur cette fin de portion côtière. Avec le recul aujourd’hui, je sais que je suis parti un peu trop vite pour mon niveau, je suis parti sur mon petit rythme « tranquille » de trail de 15 à 17 km… mais il y en avait quasi 24 à faire, sans oublier les 1100 m de dénivelé.

Et j’ai tout de suite senti mes limites dans la 2ème ascension encore plus terrible que la première… on m’avait pourtant prévenu. Le single s’élève très rapidement au-dessus de la mer. 2,5 km pour un peu plus de 400 m D+. Une terrible ascension. Sur la vidéo, on le voit sur mon visage. Je suis épuisé. Ma démarche n’est pas très régulière, je suis moins vigilant… Bref je suis dans le dur et physiquement et psychologiquement. Et même sur la crête enfin atteinte, j’ai dû mal à trouver un rythme. J’alterne course et marche. Mon amie « La Licorne » me rejoint juste avant la dernière descente. C’est une bonne descendeuse et j’essaie de la suivre, mais peine perdue… la 1ère montée de 2,8 km devient la descente finale et la descente en enfer pour moi. Les crampes arrivent. Les deux derniers kilomètres sont terribles. Je m’arrête régulièrement pour essayer d’étirer mes cuisses, quasiment tous les 200 m. Mais ça n’arrête pas, et devant et derrière… compliqué pour les étirements. Un calvaire.

Et enfin arrive la plage et le portique d’arrivée qui semble bien loin. Mais après tant de souffrance, voilà que se présente à moi un moment intense d’émotion, qui aujourd’hui encore, rien qu’à son évocation, rien qu’à revoir la fin de la vidéo, m’embue les yeux. Les Choubi.e.s, ces membres du groupe Courir à Hyères, qui sont arrivés avant moi pour certains, ou qui ont fait le trail plus court pour d’autres, m’accueillent pas leurs encouragements que j’entends de loin. Une partie d’eux vient à ma rencontre et m’accompagne sur les 100 derniers mètres. Quelle émotion, quel souvenir. Un souvenir qui reste gravé bien profondément sur mon coeur.

Je vous laisse découvrir maintenant ce trail dans la petite vidéo ci-dessous… et ma piètre performance sur ces 24,8 km pour 1100 m D+ que j’ai parcourus en 3h58′.

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